Le professeur Jacques Djoli relance le débat autour de la tentative de balkanisation de la République démocratique du Congo.

Dans une analyse faite ,le 04 septembre , Jacques Djoli donne son point de vue sur la crise sécuritaire et politique qui persiste dans l’Est du pays.
Il estime que Joseph Kabila et l’AFC/M23 ne seraient que des  » pions  » d’une stratégie hégémonique qu’il attribue au Rwanda, visant, selon lui, à fragmenter progressivement le territoire congolais pour des intérêts économiques et démographiques.

Interrogé sur le risque de voir la RDC se fragmenter, Jacques Djoli évoque une banalisation de fait qui pourrait, à terme, évoluer vers une fragmentation de droit .

Pour le professeur, la perte progressive du contrôle de certaines portions du territoire pourrait créer les conditions d’une remise en cause de l’intégrité territoriale du pays.

Dans cette perspective, le rapporteur de l’Assemblée nationale estime que la crise dans l’Est ne doit pas être considérée uniquement sous l’angle militaire.

Il y voit également un enjeu géopolitique lié au contrôle des ressources naturelles et à la question démographique, avec, selon lui, une volonté de remettre en cause les frontières héritées de la Conférence de Berlin.

Face à ce qu’il considère une menace face à l’unité nationale, le professeur Jacques Djoli appelle à une volonté commune des Congolais pour défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC.

Son analyse intervient dans un contexte où les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir l’AFC/M23, accusations régulièrement rejetées par Kigali.

Notons que le Rwanda ne cache plus sa mission expansionniste en RDC, pendant plusieurs de ses déclarations, le président rwandais Paul Kagame a exprimé son désir de récupérer les terres en RDC.

Zephyrin Amboka Pengume