Au total, treize enfants ont été enlevés samedi 11 Avril, dans le secteur de Zapai, territoire d’Ango, province du Bas-Uélé, à la suite d’une incursion attribuée à des éléments de la coalition rebelle Séléka, venus de la République centrafricaine. Les victimes restent, à ce stade, introuvables.

Selon des sources locales, l’attaque s’est déroulée dans un contexte de forte vulnérabilité sécuritaire dans cette zone frontalière, caractérisée par une présence limitée des forces de défense et de sécurité. Cette situation serait liée au redéploiement récent des unités loyalistes vers la cité d’Ango, laissant plusieurs localités périphériques sans couverture sécuritaire suffisante.

La députée nationale Grâce Neema, qui a alerté sur la situation, dénonce un vide sécuritaire persistant dans la région, qu’elle juge favorable à la recrudescence des incursions de groupes armés en provenance de la République centrafricaine. Elle souligne également la complexité du terrain, marqué par de vastes étendues forestières et la porosité de la frontière entre les deux pays.

«Treize enfants ont été enlevés. C’est la conséquence des incursions que nous avons toujours dénoncées. Il existe une vaste zone forestière inhabitée entre la RDC et la RCA», a-t-elle déclaré.

Elle évoque par ailleurs de possibles complicités locales, notamment de certains éleveurs Mbororo, accusés de soutenir logistiquement des groupes armés retranchés dans la forêt.

Les autorités administratives et sécuritaires n’ont, pour l’instant, pas encore communiqué de bilan officiel ni indiqué les mesures engagées pour retrouver les enfants disparus.

Don de Dieu Mbavu