La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin 2026. Des hommes armés assimilés aux rebelles des ADF ont pris pour cible la cellule Munzambayi, située dans le quartier Boikene, en commune de Ruwenzori.

Selon des sources locales, le bilan provisoire fait état de trois personnes tuées. Les assaillants ont également incendié des maisons d’habitation, ainsi que trois motos avant de se replier vers la forêt voisine après leur forfait.

Cette nouvelle incursion a provoqué une vive tension au sein de la population locale. Dès les premières heures de la matinée, plusieurs jeunes du quartier Boikene sont descendus dans les rues pour exprimer leur colère et dénoncer l’insécurité persistante dans la région.

Les manifestants ont notamment critiqué l’inefficacité des services de sécurité face à la répétition des attaques contre les civils. Pour disperser les jeunes en colère, des éléments des FARDC et les eco-gardes ont procédé à des tirs de sommation.

Cette attaque intervient seulement dix jours après un autre massacre perpétré dans la ville, au quartier Ngadi, qui avait coûté la vie à près de vingt personnes, parmi lesquelles plusieurs membres de la communauté pygmée.

La recrudescence de ces violences continue d’alimenter les inquiétudes des habitants de Beni, qui appellent à des mesures plus efficaces pour assurer leur protection.

Gires Kasongo