Poursuite mardi 25 février 2026 des travaux du Forum provincial de Paix consacré à la problématique des ADF. Parmi les participants, l’ambassadrice du Royaume de Belgique en RDC, Roxane de Bilderling, qui a livré un message axé sur la nécessité d’une réponse globale et concertée face à l’insécurité persistante dans l’Est du pays.

Dans son intervention, la diplomate belge a souligné que les populations locales restent confrontées à de graves défis sécuritaires qui entravent le développement et compliquent la vie quotidienne.

«Les populations sont aujourd’hui confrontées à des difficultés d’ordre sécuritaire qui empêchent le développement, rendent la vie extrêmement difficile et empêchent parfois des enfants d’aller à l’école», a-t-elle déclaré, insistant sur le caractère central de cette problématique dans la vie des habitants de la province.

Selon elle, la crise sécuritaire ne peut être traitée de manière sectorielle ou isolée. L’ambassadrice a estimé qu’il ne suffira pas de s’appuyer uniquement sur l’armée, la société civile ou sur un seul levier d’action.

Elle a plaidé pour «une approche combinée et globale où tout le monde travaille ensemble», afin de parvenir à mettre fin à l’insécurité et permettre un retour à une vie normale, sécurisée et propice à un développement harmonieux.

Cette approche, a-t-elle expliqué, doit réunir l’ensemble des acteurs, autorités, forces de défense, partenaires internationaux, société civile et communautés locales autour d’une vision commune.

Au-delà de la réponse sécuritaire, la représentante belge s’est dite enthousiaste quant à l’engagement de son pays dans la dynamique du «couloir vert». Cette initiative vise à coupler les efforts de stabilisation avec des perspectives de développement économique durable.

Elle a particulièrement insisté sur la nécessité d’offrir des débouchés économiques à la jeunesse, très nombreuse dans la région, afin de favoriser l’emploi et la contribution active des jeunes au bien-être collectif.

«Il faudra voir comment permettre à la jeunesse d’avoir des opportunités économiques et de contribuer au bien-être de la population», a-t-elle souligné.

Pour l’ambassadrice de la Belgique, la tenue même de ce forum témoigne de la volonté des partenaires d’être aux côtés des populations affectées par la menace des ADF.

«Si on ne prenait pas en considération la menace des ADF, on ne serait pas là aujourd’hui. La réponse est d’être d’abord aux côtés de la population», a-t-elle affirmé, ajoutant que ce type de cadre de concertation permet de mettre les acteurs autour de la table afin de s’accorder sur une approche commune.

Gires Kasongo