Dans la ville et le territoire de Beni, une mobilisation sans précédent prend de l’ampleur. Face à l’agression rwandaise et aux exactions des rebelles ADF, qui continuent d’endeuiller les paisibles populations, de nombreux jeunes prennent la courageuse décision de rejoindre les rangs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Conscients de la gravité de la situation et du péril qui menace leur avenir, ces jeunes volontaires, sous l’impulsion de figures locales comme Fiston Isambiro, appellent leurs pairs à ne plus attendre. « L’heure n’est ni aux aventures ni aux hésitations dictées par des discours défaitistes. Certains parents insouciants minimisent la situation, mais ce sont eux, ainsi que les jeunes, qui sont victimes des atrocités des envahisseurs », affirme-t-il avec détermination.

Parmi les voix qui s’élèvent pour galvaniser cette initiative, Dieume Merci Mbula rappelle que « mieux vaut mourir en avançant ». Un appel à la bravoure et au sacrifice qui trouve écho parmi les jeunes et même certains pères de famille, prêts à s’engager dans cette lutte pour protéger leur communauté.

L’objectif de cette mobilisation est clair : ne plus gaspiller son énergie dans des conflits internes en ville, mais unir les forces pour combattre efficacement l’ennemi commun. En intégrant l’armée loyaliste, ces jeunes espèrent non seulement défendre leurs terres, mais aussi inspirer d’autres Congolais à se lever face à l’oppression.

Alors que la RDC continue de faire face à des menaces sécuritaires majeures, cette vague d’engagement au sein des FARDC témoigne d’une prise de conscience collective : seul un effort national et solidaire permettra de mettre fin aux agressions qui ravagent le pays.

Gradel MUYISA