L’Association des Enfants des Soldats au Front pour la Paix tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la situation difficile que traversent les enfants de militaires dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Selon son coordonnateur, Serge Liwela, plus de 5000 enfants issus des familles de militaires ne bénéficient pas d’une éducation scolaire adéquate, une réalité qu’il juge « dangereuse pour l’avenir du pays ».

Au-delà du manque d’accès à l’éducation, l’Association dénonce également l’absence de protection et les conditions de vie extrêmement précaires auxquelles ces enfants sont confrontés quotidiennement.

« Ces enfants vivent dans des conditions de vie extrêmes. Nous réclamons leur droit à l’éducation. Ils sont estimés à plus de 5 000. Certains vivent près de la base logistique Ozacaf, d’autres dans le camp de Mambango, à Paida, et le reste est éparpillé à travers la ville. Ils passent parfois la nuit à la belle étoile », alerte Serge Liwela.

Il regrette par ailleurs que la marche pacifique organisée cette semaine pour attirer l’attention des autorités sur cette problématique ait été violemment dispersée par des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC), alors que l’organisation avait pourtant informé les autorités en amont.

Face à cette situation, l’Association appelle à l’implication personnelle du gouverneur militaire du Nord-Kivu pour rétablir les droits fondamentaux de ces enfants et améliorer leurs conditions de vie. Elle interpelle également le gouvernement congolais à prendre en compte les enfants de militaires dans les programmes nationaux de protection et de prise en charge des enfants en RDC.

 

Gires Kasongo