Une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux combattants des ADF-MTM a endeuillé la commune rurale de Mangina, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Près de dix civils ont été tués dans la soirée du mercredi 15 juillet 2026 au bloc Ntobili, situé dans le quartier Makukulu, selon un bilan provisoire communiqué par des sources locales.

D’après les informations recueillies sur place, les assaillants sont arrivés du côté ouest de la commune avant de faire irruption dans cette agglomération vers 19h30. Ils ont ouvert le feu sur la population, provoquant une vive panique. Les habitants, surpris par cette attaque, ont fui dans plusieurs directions pour tenter d’échapper aux violences.

Outre les personnes tuées, plusieurs autres civils ont été blessés au cours de cette incursion. Parmi eux, un blessé dans un état critique a été évacué vers l’Hôpital général de référence de Beni afin d’y recevoir des soins d’urgence. Les recherches se poursuivent dans la zone, ce qui laisse craindre une évolution du bilan.

Cette nouvelle tragédie survient moins de vingt-quatre heures après une précédente attaque attribuée au même groupe armé. Dans la soirée du mardi 14 juillet, quatre civils avaient été tués dans les quartiers Home et Kalunga, toujours à Mangina. Six autres personnes avaient été blessées et plusieurs maisons incendiées, aggravant la psychose au sein de la population.

Face à cette recrudescence des violences, la société civile de Mangina exprime sa profonde inquiétude. Elle déplore le retour des attaques répétées des ADF dans cette partie du territoire de Beni et appelle les autorités militaires à renforcer les dispositifs sécuritaires afin de mieux protéger les civils et prévenir de nouvelles incursions des rebelles.

Gires Kasongo