Bon nombre d’observateurs tant nationaux qu’au niveau du continent n’hésitent pas à le considérer comme l’un des meilleurs premiers ministres de trois derniers décennies en RDC. Matata Ponyo ne sera donc pas livré à la justice comme l’a demandé le Procureur Général.
Cité dans le détournement des fonds alloués au projet de parc Agro industriel de Bukanga Lonzo, l’ancien premier ministre a donc été sauvé de justesse dans un vote qui a vu sa cause être soutenue par 49 sénateurs contre 45 qui souhaitaient le voir poursuivi et jugé.
Une situation qui a suscité autant des réactions contradictoires au sein de la population et de la classe politique. » Je pense à mon humble avis, que Matata Ponyo, qui ne doit naturellement pas être considéré comme parfait, a certes commis des erreurs de gestion pendant sa gouvernance entant que chef du gouvernement. Mais ses réalisations sont plus que visiblement et honorent tant soit peu la République. Ainsi si nous voulons réellement faire avancer ce pays, je crois bien qu’on a plus besoin des personnalités du genre Augustin Matata Ponyo. Par conséquent, on doit le protéger » a lancé Mungu IKO Clément, étudiant à l’Université de Kisangani.
C’est un acte courageux qu’a fait montre la chambre haute du parlement congolais. En épargnant Matata Ponyo, l’on préserve aussi la paix sociale dans un contexte où la justice a condamné à 13 ans le président de l’UNC Vital Kamerhe. Livrer Matata serait ainsi mal interprété dans un contexte où 2023 approche à grand pas et tous diront que le régime veut utiliser la justice pour écarter les figures qui peuvent faire face à Félix Tshisekedi.
Si à Kinshasa comme dans d’autres villes du pays peuvent commenter chacun à sa façon cette tentative échouée de voir Augustin Matata Ponyo poursuivi par la justice, beaucoup en réalité ne peuvent avoir le réel sentiment de ce que cela représente pour ceux dont les réalisations de cet ancien premier ministre sont collées au vécu quotidien de la population de sa province natale.
» J’ai été admis à l’hôpital de la fondation Mapon durant 5 semaines. Chômeur que je suis, sans rien et j’ai été pris en charge par cette structure médicale avec bon seulement pour le soin mais aussi la restauration. Et tout au frais de la fondation Mapon. Ça je n’oublierais pas, nous a déclaré Simon Mbosso, un quinquagénaire habitant la ville de Kindu.
La Rédaction
