Expulsion du Togo et retour forcé à Ouagadougou
L’ancien président de la transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été expulsé du Togo vers le Burkina Faso le 18 janvier, après avoir vécu plusieurs mois en exil à la suite de son renversement. Son retour forcé à Ouagadougou intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu.
Soupçons de complots contre le pouvoir en place
Les autorités burkinabè accusent Paul-Henri Damiba d’être impliqué dans plusieurs tentatives de déstabilisation, dont un récent projet de coup d’État visant le régime du capitaine Ibrahim Traoré. Selon le gouvernement, des plans d’« assassinats ciblés » de responsables civils et militaires auraient été envisagés, avec pour objectif principal le chef de l’État.
Un ancien chef d’État au cœur des crises politiques
Arrivé au pouvoir en janvier 2022 après avoir renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, Paul-Henri Damiba avait été destitué huit mois plus tard par un nouveau coup d’État conduit par Ibrahim Traoré. Depuis, le Burkina Faso demeure marqué par une instabilité politique persistante, sur fond de lutte contre l’insécurité et le terrorisme.
Une dynamique de tensions politiques croissantes
La situation au Burkina Faso est exacerbée par la montée des tensions internes et les défis sécuritaires. L’instabilité s’est intensifiée, avec des manifestations populaires et des divisions au sein de la classe politique. Les acteurs civils et militaires semblent de plus en plus en désaccord sur la direction à prendre pour faire face à la crise sécuritaire, notamment face aux attaques djihadistes. Dans ce climat, le retour de Damiba pourrait raviver des conflits politiques latents, exacerbant encore plus les inquiétudes pour l’avenir du pays. La surveillance accrue des forces de sécurité et des mouvements politiques s’annonce cruciale pour prévenir d’éventuelles escalades de violence.
Dans un communiqué publié par le gouvernement togolais daté du 19 janvier, le ministre de la justice et garde des Sceaux et des droits humains note que l’ancien Chef d’État Burkinabè a été remis aux mains des autorités de son pays en date du 17 janvier 2025.
Ci-dessous le communiqué.

La Rédaction
