La décision rendue le mardi 17 mars par le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), proclamant le Maroc champion de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, continue de provoquer une vague d’indignation dans le monde du football africain.

Parmi les voix les plus critiques figure Claude Le Roy, figure emblématique du football africain.

L’ancien sélectionneur, qui a dirigé plusieurs équipes nationales sur le continent, s’est dit profondément choqué par cette décision.

Selon lui, l’instance dirigée par Patrice Motsepe aurait favorisé le sacre du Maroc, malgré la supériorité affichée par le Sénégal sur le terrain.

« Je n’aurais jamais imaginé que la CAF puisse aller aussi loin. Le Sénégal a prouvé qu’il était la meilleure équipe sur le terrain », a-t-il déclaré dans les colonnes de L’Équipe.

Dans une sortie particulièrement virulente, Claude Le Roy n’a pas épargné non plus le président de la FIFA, Gianni Infantino, qu’il accuse d’influencer les décisions au sein du football africain.

Il compare même sa gestion à celle de Donald Trump, dénonçant une gouvernance opaque et controversée.

L’entraîneur évoque une CAN entachée d’irrégularités, parlant de « magouilles » et d’un climat délétère qui, selon lui, nuit gravement à la crédibilité et à l’avenir du football africain.

De son côté, le Sénégal n’entend pas en rester là. La Fédération sénégalaise de football a annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Genève, afin de contester cette décision.

Cette affaire, désormais portée sur la scène juridique internationale, pourrait avoir des répercussions majeures sur la gouvernance du football africain.

Zéphyrin Amboka Pengume