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Lundi 10 janvier 2022, Alex Tshidibi s’est enfin présenté au bureau de l’inspecteur du parquet général de Mbuji-mayi, après avoir boudé à deux reprises l’invitation lui envoyée par la justice.

Le coordonnateur de la SACIM, Société Anhu Congo, une firme chinoise implantée dans la cité de Boya , territoire de Miabi , a été entendu sur les faits retenus à sa charge suite à la plainte déposée contre lui par les avocats du député national André Léon Tumba Mukendi en rapport avec les dossiers liant sa société et ses obligations sociétales, le traitement décent des agents.

En effet, au cours de sa tournée dans le grand Kasaï, le Président de la République, soucieux de palper du doigt les réalités auxquelles font face les populations du centre de la RDC, a réuni à Miabi, les responsables de la société SACIM et les différents représentants de la communauté locale dont les élus nationaux pour les écouter au sujet de plusieurs rapports en sa possession notamment le manque de respect des accords entre employés et employeurs.

Au cours de cette réunion , le chef de l’État Félix Tshisekedi avait d’entrée de jeu, déploré l’absence du directeur général de la SACIM qui s’ était fait représenté par le coordonnateur de la même société. Pusieurs dossiers ont été soulevés par le député national André Léon Tumba Mukendi comme élu du coin, notamment l’exploitation illégale des diamants appartenant à la Miba, la destruction des champs des populations par les eaux de l’usine de la même société, le manque de respect concernant les obligations sociétales de la firme chinoise envers le territoire de Boya notamment, la construction des routes et autres infrastructures sanitaires et le traitement décent des agents.

Une série des revendications légales qui n’auraient pas fait beaux yeux au coordonnateur de la SACIM, Alex Tshidibi, qui , selon des sources concordantes, se serait livré à des déclarations inappropriées contre l’élu de Miabi, qui s’est senti lésé et , a par conséquent saisi la justice pour ce qu’il estime être imputations dommageables, confie son avocat.

«Nous avons tenu à redorer l’image de notre client sur des imputations dommageables dont il fait l’objet de la part de Monsieur Alex Tshidibi qui, en présence du chef de l’État, a fait des allégations inappropriées et infondées portant atteinte à l’honneur et à la dignité du député national André Léon Tumba Mukendi», a déclaré a 24 News, Innocent Mukaya, membre du collectif d’avocats.

Un dossier visiblement loin d’être clos alors que l’audition de Alex Tshidibi lundi 10 janvier dernier, ne s’inscrivait que dans la première phase du procès qui est l’instruction et doit être secrète en attendant la deuxième phase qui sera consacrée à l’audition des témoins à charge et à décharge dont le délai pourrait être fixé dans les prochains jours, selon les sources judiciaires.

Selon certaines indiscrétions, Alex Tshidibi aurait rejeté tous les faits retenus à sa charge prenant notamment pour témoin, la gouverneure intérimaire du Kasaï-oriental , le chef de l’État qui avaient également été présents le jour de la réunion alors que deux autres députés également présents le même jour, affirment le contraire des dépositions faites par le coordonnateur de la SACIM au parquet général.

En outre, il sied de noter qu’en droit congolais, l’infraction “imputations dommageables” expose son auteur à une peine allant de 5 à 10 ans avec une amende appréciée par le tribunal selon les circonstances.

Rappelons par ailleurs le 31 décembre dernier, la société SACIM, le gouvernement provincial du Kasaï-Oriental, les communautés locales, après une commission mixte paritaire mise en place par le chef de l’État lors de son passage à Miabi, les trois parties ont signé un cahier des charges dans lequel il sera accordé à titre d’intérêt aux communautés locales, un montant de cinq millions de dollars pour une période de cinq ans en raison d’un million par an.

Une signature qui avait été suggéré depuis Mai 2019 par l’élu de Miabi à travers une question écrite adressée au ministre des Mines de l’époque au sujet de la violation de l’article 224 du code minier qui met l’accent sur les intérêts locaux et provinciaux du milieu d’implantation de la société.

Faustin Kalenga