Lancement officiel
La République du Congo a officiellement lancé, ce samedi 7 février 2026 à Pointe-Noire, le chargement de la première cargaison de NGUYA FLNG, deuxième unité flottante de liquéfaction du projet Congo LNG, après Tango FLNG. La cérémonie a été présidée par Denis Sassou Nguesso, président de la République, marquant l’entrée effective de cette infrastructure stratégique dans le dispositif national d’exportation du gaz naturel liquéfié.
Capacité et impact
Dotée d’une capacité annuelle de 2,4 millions de tonnes de GNL, NGUYA FLNG, aux côtés de Tango FLNG, porte la capacité totale du projet Congo LNG à 3 millions de tonnes par an, soit 4,5 milliards de mètres cubes de gaz. Cette montée en puissance représente environ 36 cargaisons par an, d’un volume moyen de 85 000 tonnes chacune, avec un enlèvement tous les dix jours, positionnant durablement le Congo sur le marché international du gaz naturel liquéfié.

Vision stratégique
Pour le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, NGUYA FLNG incarne l’aboutissement progressif d’une vision stratégique portée au sommet de l’État, visant à faire du gaz naturel un pilier structurant de la croissance économique et de la souveraineté énergétique du pays.
_« Avec le FLNG Nguya, notre pays consolide une filière gazière nationale structurée, désormais reconnue comme l’un des piliers majeurs de l’augmentation de la production des hydrocarbures. Désormais, le Congo produit à la fois du pétrole liquide et du gaz, ce qui renforce la résilience de notre économie et soutient l’industrialisation progressive du pays, »_ a déclaré Bruno Jean Richard Itoua, ministre des Hydrocarbures.

Perspectives pour 2030
À l’horizon 2030, la production nationale de gaz commercialisé devrait atteindre 28 millions de mètres cubes standards par jour, l’équivalent de 190 000 barils équivalent huile quotidiens, conférant au gaz une place déterminante dans la production globale d’hydrocarbures du pays.
Retombées économiques
Au-delà des volumes, le développement gazier génère des retombées économiques notables : création d’emplois directs et indirects, structuration d’un tissu industriel local, transfert de compétences et diversification des revenus de l’État. Il s’inscrit également dans une trajectoire environnementale responsable, fondée sur la réduction du torchage et la baisse des émissions de gaz à effet de serre.
Partenariat avec ENI
Partenaire stratégique du Congo depuis plus de vingt ans, ENI, opérateur du permis Marine 12, a joué un rôle central dans la mise en œuvre de cette ambition. Son PDG, Claudio Descalzi, a salué la portée historique de cette première cargaison ainsi que la performance industrielle du projet.
_« Aujourd’hui, avec la première cargaison de Congo LNG, le pays entre définitivement dans le cercle des grands exportateurs de gaz naturel liquéfié en Afrique. Avec la mise en service de Nguya, la capacité d’exportation atteint 4,5 milliards de mètres cubes par an, renforçant le rôle du Congo sur la scène énergétique internationale, »_ a souligné Claudio Descalzi, PDG du groupe ENI.
Dimension sociale
Le projet NGUYA FLNG intègre également une dimension sociale importante, avec des initiatives en faveur de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de l’accès à l’eau. Une enveloppe de 25 millions de dollars a été mobilisée pour financer des projets d’infrastructure scolaire et de formation professionnelle, renforçant le contenu local et les capacités nationales.
Réalisation et ambitions
Réalisé en moins de trois ans, avec plus de 60 millions d’heures de travail sans accident, NGUYA FLNG constitue une étape majeure dans l’ambition affichée par les autorités congolaises de faire du Congo une plateforme énergétique régionale, capable de transformer ses ressources naturelles en valeur ajoutée durable au service du développement national.
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Une correspondance de Solange Geandja
