Ce mardi 29 septembre,devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, réuni pour sa 10 232ᵉ séance consacrée à la situation en RDC, Kinshasa a demandé la suspension immédiate de toute nouvelle participation, de tout nouveau déploiement et de toute rotation de contingents rwandais au sein des opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

Selon la délégation congolaise, cette suspension devrait être maintenue jusqu’au retrait vérifié et effectif des forces rwandaises du territoire congolais.

Pour Kinshasa, il est incohérent et inacceptable que le Rwanda, accusé par plusieurs rapports onusiens et par la RDC elle-même de soutenir la rébellion de l’AFC/M23 et de déployer ses propres troupes dans l’Est de la RDC, continue de bénéficier de la confiance des Nations Unies en contribuant à ses missions de paix ailleurs dans le monde.

La RDC estime que cette mesure est nécessaire pour préserver la crédibilité, l’impartialité et l’intégrité du système de maintien de la paix de l’ONU.

Comment, s’interroge Kinshasa, un pays accusé de déstabiliser un autre État membre peut-il en même temps être considéré comme un acteur de la paix sous le drapeau onusien ?

Cette demande vient s’ajouter à la pression diplomatique exercée par la RDC, qui exige le respect total de son intégrité territoriale et de sa souveraineté, conformément à la Charte des Nations Unies.

Le Conseil de sécurité ne s’est pas encore prononcé sur cette requête qui devrait susciter d’intenses débats.

 

Zéphyrin Amboka Pengume