Dans un mémorandum adressé au président de la République, Félix Tshisekedi, dont une copie est parvenue à 24 newsagency ce vendredi 17 avril 2026, des membres, cadres et militants de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) expriment leur profonde désapprobation à la suite de l’audience accordée à un groupe de frondeurs et dissidents par le secrétariat permanent de l’Union sacrée de la Nation.
Les signataires qualifient cette rencontre, tenue mardi dernier, de «violation manifeste» de la charte régissant la plateforme présidentielle. Selon eux, cette initiative alimente une confusion préjudiciable et compromet la cohésion interne du parti.
Le mémorandum dénonce par ailleurs une «tentative manifeste de duplication de l’AFDC», imputée à des membres ayant pourtant pris part au congrès ayant entériné l’élection du professeur Modeste Bahati Lukwebo en qualité de président national statutaire et autorité morale de la formation.
«En votre qualité de garant du respect de la légalité et du bon fonctionnement des institutions, vous ne sauriez rester indifférent », insistent les auteurs, appelant le chef de l’État à intervenir afin de préserver l’ordre interne et la légitimité des instances dirigeantes.
Cette interpellation met en exergue la persistance de dissensions au sein de l’AFDC et souligne, plus largement, les fragilités structurelles de l’Union sacrée de la Nation, confrontée à des défis de cohésion dans un contexte politique exigeant un resserrement des rangs de la majorité au pouvoir.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée ni du côté de la présidence de la République ni au sein des instances dirigeantes de l’Union sacrée.
Don de Dieu Mbavu
