Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert, vendredi 13 mars 2026, une enquête internationale pour crime de guerre afin d’éclaircir les circonstances du décès de Karine Buisset, l’humanitaire française de l’UNICEF, tuée mercredi 11 mars à Goma dans une frappe de drone dont l’origine n’est pas clairement définie.
Au lendemain de cette frappe, les services de communication de l’AFC-M23 ont accusé les FARDC et le régime de Kinshasa d’avoir abattu lâchement l’humanitaire française par drone. Cette version est rejetée par le gouvernement congolais, qui « déplore » les actes survenus à Goma, rappelant son attachement à l’aide humanitaire en faveur des populations civiles.
Sur X, Emmanuel Macron a appelé au « respect des humanitaires », sans condamner ni Kinshasa ni les FARDC, pointés du doigt par l’AFC-M23. Plusieurs sources, à l’aide d’images satellites, estiment que le drone ayant causé le décès de Karine Buisset serait parti de Kigali, un coup préparé et commandité en collaboration avec l’AFC-M23, qui occupe l’est de la RDC depuis bientôt 14 mois.
Faustin Kalenga
