Le président du parti politique ADD Congo, Prince Epenge, a été interpellé à l’aéroport international de N’Djili, le dimanche 25 octobre, alors qu’il voyageait avec Martin Fayulu, président de l’ECIDé, pour Rome, en Italie, où ils devaient prendre part au conclave de la coalition C64.
Selon certaines sources, après son interpellation, le porte-parole de Lamuka a été conduit à la CNC, où il est poursuivi pour propagation de faux bruits dans le cadre de l’affaire liée à la mort de Manassé Lomboto, agent de sécurité de son parti.
Réagissant à cette détention, le secrétaire général de l’ECIDé, Devos Kitoko, s’est dit étonné de voir cet opposant traité comme un malfaiteur, alors qu’il est, selon lui, plaignant dans cette affaire.
« Ce qui étonne, c’est que la C64 et Prince Epenge, qui sont les plaignants, soient traités comme des malfrats. Ceux qui nous ont agressés marchaient avec leur bande. Les vidéos authentiques sont là, tout comme des audios qui impliquent le secrétaire général de l’UDPS. Nous les avons joints à la plainte que nous avons déposée. Ceux que nous considérons comme les auteurs des violences n’ont pas été interpellés ni empêchés de quitter le pays. Ils sont totalement libres. Mais c’est le plaignant qu’on vient cueillir comme un fruit », a déclaré le secrétaire général du parti de Martin Fayulu.
Pour rappel, Manassé Lomboto, agent de sécurité de l’Alliance des démocrates pour le développement du Congo (ADD Congo), a trouvé la mort lors de la marche organisée par la coalition C64 le 15 septembre dernier. À la suite de ce décès, Prince Epenge avait accusé le pouvoir d’en être responsable.
Interpellé à l’aéroport de N’Djili en compagnie de Martin Fayulu, Prince Epenge s’est vu interdire de voyager, tandis que le président de l’ECIDé a pu prendre son avion quelques heures après la rétention de son passeport.
Zéphyrin Amboka Pengume
