Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a réaffirmé samedi 18 juillet la position de l’exécutif sur le dialogue politique national accepté par le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi.
Alors que le président de la République a donné son aval pour l’organisation d’un dialogue national inclusif, le ministre de la Communication et Médias a toutefois évoqué des limites quant à la participation de certains acteurs à ce forum.
Patrick Muyaya exclut notamment toute discussion avec les Congolais qu’il accuse de collaborer avec des groupes armés responsables des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Le dialogue, oui. Mais lorsque vous avez parmi nous des compatriotes qui ont fait le choix d’être complices de ceux qui nous tuent, comment voulez-vous que le président de la République puisse dialoguer avec eux ? », a déclaré Patrick Muyaya, réagissant au débat autour de ce dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi.
Pour le porte-parole du gouvernement, le dialogue reste une voie privilégiée pour renforcer la cohésion nationale, mais il ne saurait inclure des personnes accusées d’entretenir des liens avec des groupes armés qui menacent la sécurité du pays, notamment dans sa partie orientale.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, où les autorités accusent régulièrement le M23 et ses soutiens d’être à l’origine de plusieurs violences contre les populations civiles.
La déclaration de Patrick Muyaya intervient au lendemain de l’annonce du chef de l’État sur l’organisation prochaine d’un dialogue national inclusif, à l’issue d’une rencontre avec les responsables des principales confessions religieuses.
Si cette initiative vise à favoriser l’unité nationale et à rechercher des solutions aux crises qui frappent le pays, les propos du porte-parole du gouvernement traduisent la volonté de l’exécutif de définir des critères de participation à ce processus.
Cette position rejoint également les propos du cardinal Fridolin Ambongo, qui, à l’issue de l’audience lui accordée par le président Félix-Antoine Tshisekedi, avait indiqué que les conditions de participation à ce dialogue seront définies au fur et à mesure de l’évolution du processus.
Zephyrin Amboka Pengume
