Un dossier extrêmement sensible par son caractère judiciaire, sécuritaire, il touche à la sûreté de l’État, outrage au Chef de l’État, Président de la République, par des injures publiques, insultes et diffamation à l’endroit de la Première Dame de la République, enfin la conspiration et la collaboration avec l’ennemi ; tels sont les griefs qui pourraient être retenus contre Denise MUKENDI, outre l’émotion de tout un peuple qui a une image noire d’une femme qui a franchi le rubicon par sa cupidité, sa légèreté, sa haine et son imprudence.
Cependant, pour le monde du renseignement, Denise MUKENDI est une mine d’or, et c’est ce qui a suscité l’agitation dans le camp des ses associés qui ont tenté de créer une diversion en évoquant la crainte de la peine de mort, le non respect des droits de l’homme, jusqu’à vouloir comparer ce dossier à celui d’une autre extradition depuis Brazzaville dont l’accusé est par contre présumé auteur des faits.
La journée, répondant à une collaboratrice qui craignait que la thèse d’un amateurisme imaginaire ne prenne le dessus, ce qui allait d’ailleurs jeter de l’opprobre sur nos services de renseignement, au cas où Denise ne serait pas extradée ; je lui ai tout simplement dit que, le fait qu’un avion soit déjà parti de Kinshasa pour Dar es Salam, une étroite collaboration entre nos services secrets et ceux doit déjà avoir eu lieu et des lignes claires fixées.
J’ai enchaîné en lui certifiant par expérience que DUSAUCHOY sera bel et bien à Kinshasa ce 31/08/2026, si pas dans la journée, dans la soirée.
Il est évident que du point de vue judiciaire, la dame a du pain sur la planche pour contredire toutes les preuves de son égarement que des millions ont sur leurs téléphones.
Mais, quant au domaine du Renseignement, Denise doit détenir des informations qui peuvent lui faire porter valablement la casquette d’agent double ou triple.
Il sera donc un intérêt absolu de nos services secrets de préparer l’interrogatoire de manière à tirer d’elle même ce qu’elle voudra dissimuler dans son subconscient.
Si elle est intelligente pour comprendre la nécessité de faire profil bas dans sa collaboration et sa coopération avec l’intelligentsia congolais, elle peut échanger tout ce qu’elle détient comme informations sensibles contre sa mise en sécurité par une mise en tôle protectrice. Mais, la grande difficulté est d’ores et déjà connue, la population n’aura jamais cette lecture des faits car elle voudra qu’elle soit jugée peut-être publiquement et condamnée conformément aux textes et lois de la République.
C’est par là que certaines décisions émanant de la collaboration entre les services secrets et la justice sont parfois décriées parle peuple.
Ce qui est sûr est qu’elle mettra beaucoup de temps avec les services secrets avant d’être mise à disposition de la justice car un tel dossier ne doit pas être expéditif, il nécessite beaucoup de patience et des interrogatoires très musclés.
