Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Roger Kamba, a fourni lundi 10 août des précisions sur les financements mobilisés pour la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo.
Selon le ministre, le financement de la riposte sanitaire repose sur un dispositif de gestion encadré, destiné à garantir une utilisation transparente et contrôlée des ressources mobilisées.
Les fonds sont administrés par des structures dédiées, conformément à des procédures visant à assurer le suivi et la traçabilité des dépenses. Les ressources affectées à la riposte font notamment l’objet d’un suivi bancaire et d’un contrôle de l’Inspection générale des finances, l’IGF.
Plusieurs structures interviennent dans la gestion de ces financements, notamment dans les domaines de la santé publique, de la recherche et du numérique appliqué à la santé.
Sur les 50 millions de dollars mobilisés par le gouvernement, une partie a déjà été affectée aux différents volets de la riposte. Il reste ainsi 19 millions de dollars, dont une partie doit notamment servir à assurer l’alignement et la rémunération des médecins et infirmiers engagés dans cette réponse sanitaire.
Au-delà des montants mobilisés, l’enjeu reste désormais leur utilisation effective et transparente. Pour les professionnels de santé concernés, l’attente porte notamment sur la concrétisation des engagements financiers, alors que l’efficacité de la riposte dépend aussi de la disponibilité et de la motivation des équipes sur le terrain.
La gestion de ces ressources constitue donc un enjeu majeur dans la lutte contre Ebola. La traçabilité des fonds et le respect des engagements envers les équipes de santé seront déterminants pour transformer les financements mobilisés en actions concrètes sur le terrain et renforcer la confiance autour de la riposte.
Zéphirin Amboka Pengume
