Le chef de l’État burundais a fait le point sur la situation sécuritaire dans l’Est ce vendredi 15 janvier à l’occasion des échanges des voeux avec le corps diplomatique et consulaire.
Pour Evariste Ndayishimiye, la situation demeure préoccupante malgré plusieurs processus de paix ,plusieurs accords ont été signés,mais n’ont abouti à rien.
Il faut un cessez-le-feu qui sera accepté par tous pour entamer le processus de paix .
» Il n’est pas possible que la RDC entame le processus de paix tant qu’il n’y aura pas un cessez-le-feu ,tant qu’il n’y a pas d’ engagement de force ,tant qu’il n’y a pas séparation de forces et désengagement ,tant que les combattants ne seront pas cantonnés pour entamer le processus DDR.
Pour que cela soit une réalité,il faut renforcer la force de la MONUSO,la rendre plus active comme ça toutes les parties vont respecter les engagements « , a déclaré le président burundais.
A en croire ce dernier, la RDC ne peut pas s’engager activement dans un processus tant que les troupes étrangères notamment rwandaise seront sur son sol.» La situation dans l’Est de la RDC demeure préoccupante,nous prions Dieu que cette guerre n’ embrase pas toute la région ,mais le Burundi est en train d’en payer le prix.C’est pourquoi le Burundi réitère son appel à la mise en œuvre des résolutions déjà adoptées notamment la résolution 2773 des Nations-Unies et celles du conseil des droits de l’homme « , a ajouté Evariste Ndayishimiye.
Une résolution exigeant le retrait immédiat des troupes rwandaises sur du sol congolais adoptée depuis le 21 février 2025 sans application .
Pour le président burundais l’ accord de Washington n’a donné qu’un espoir éphémère.
» Quand on était à Washington pour assister à l’accord,tout le monde avait espoir , malheureusement cet espoir a duré quelques secondes .
Certains s’interrogaient sur la démarche à suivre. Nous avions constaté qu’il n’y avait pas du crédit à cet accord parce que les parties n’avaient pas confiance à ce qu’ils ont signé « , a renchéri Evariste Ndayishimiye.
Plusieurs jours après la signature de cet accord à Washington, aucune avancée n’est constatée ,les combats continuent et les civiles continuent à être massacrés.
« L’accord est là,il faut que le garant s’active ,il faut que les États-Unis qui ont garanti cet accord s’active pour faire respecter cet accord ,il faut aussi que les Nations-Unies s’activent parce que nous avons déjà un instrument qui semble être passif ,il faut qu’on active la MONUSO afin qu’elle soit une force d’interposition neutre « , a fait savoir le président burundais.
Cette déclaration du président burundais Evariste Ndayishimiye surgit au moment où un dialogue inclusif entre congolais est en gestation et crée la divergence dans la classe llpolitique congolaise.
Zéphyrin Pengume
