Le gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Jean-Jacques Elakano, a accusé, mardi 7 juillet, le Rwanda d’avoir mené des frappes de drones sur le territoire congolais, une escalade qu’il qualifie de grave dans le conflit qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.

L’autorité provinciale a dénoncé ces attaques et leurs conséquences meurtrières sur les populations civiles.

« Nous condamnons l’utilisation excessive des drones par le Rwanda. Pour la première fois, le Rwanda s’est permis de lancer des frappes de drones sur notre territoire, dans notre province, à partir du Rwanda », a déclaré Jean-Jacques Elakano.

Selon lui, ces frappes ont causé la mort de 19 civils, un bilan qui illustre, d’après les autorités provinciales, la gravité de cette nouvelle forme d’attaque.

Le gouverneur intérimaire a condamné ces actes avec la plus grande fermeté, estimant qu’ils constituent une menace supplémentaire pour des populations déjà confrontées à une insécurité persistante. Il a appelé à une prise de conscience des conséquences humanitaires de ces violences.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Kinshasa et Kigali. Elles pourraient relancer les appels à une réaction de la communauté internationale, alors que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC continue de se détériorer et que les civils demeurent les premières victimes des affrontements.

Jean-Jacques Elakano estime également que ces attaques de drones contre les populations civiles constituent une menace sérieuse pour l’accord de paix récemment signé entre la RDC et le Rwanda sous médiation internationale.

Zéphyrin Amboka Pengume