La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, a appelé, jeudi 24 septembre 2026, devant l’Assemblée générale des Nations unies, à ne plus utiliser la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pour justifier le maintien des troupes rwandaises sur le territoire congolais.
Dans son intervention, la cheffe du gouvernement congolais a défendu la nécessité de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Selon elle, la présence des forces rwandaises ne saurait être maintenue au nom de la menace que représenteraient les FDLR.
Cette position intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, où Kinshasa accuse Kigali de soutenir le mouvement rebelle du M23, ce que le Rwanda dément. La question des FDLR constitue depuis plusieurs années l’un des principaux arguments avancés par Kigali pour justifier ses préoccupations sécuritaires vis-à-vis de la RDC.
À l’ONU, Judith Suminwa a ainsi réaffirmé la position de Kinshasa : la lutte contre les groupes armés doit s’inscrire dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États. Pour le gouvernement congolais, elle ne peut servir de fondement à une présence militaire rwandaise prolongée sur le territoire congolais.
Kigali affirme de son côté que la présence des FDLR à l’est de la RDC constitue une menace pour sa sécurité nationale. Kinshasa conteste cette justification et estime que la question des FDLR ne peut être utilisée pour légitimer une intervention ou une présence militaire rwandaise en territoire congolais.
Zephyrin Amboka Pengume
