La Russie et le Burundi ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une solution politique à la crise sécuritaire qui secoue l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Les deux pays estiment que le retour à une paix durable passe par le dialogue et la négociation plutôt que par une option militaire.

Cette position a été exprimée à l’issue d’une rencontre tenue le vendredi 10 juillet à Bujumbura entre le ministre burundais des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Édouard Bizimana, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, en visite officielle au Burundi.

Au cours de leurs échanges, les deux chefs de la diplomatie ont souligné que la complexité de la crise dans l’est de la RDC exige une approche politique fondée sur des négociations inclusives entre les différentes parties prenantes. Ils ont insisté sur le fait qu’une solution militaire, à elle seule, ne saurait mettre un terme durablement aux violences qui persistent dans la région.

Moscou et Bujumbura ont également plaidé pour que les mécanismes africains demeurent au cœur des efforts de médiation. Selon eux, les initiatives portées par les organisations régionales et les dirigeants africains constituent le cadre le plus approprié pour parvenir à une paix durable, tandis qu’une implication extérieure excessive risquerait de compromettre les avancées du processus.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé le soutien de son pays aux initiatives africaines visant à consolider la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs. Il a également rappelé l’appui de la Russie à une représentation plus juste et plus équilibrée de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs initiatives diplomatiques ont été engagées ces dernières années pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est de la RDC.

Le processus de Luanda, conduit sous la médiation de l’Angola, a permis plusieurs rencontres entre la RDC et le Rwanda afin d’obtenir un cessez-le-feu, de réduire les tensions bilatérales et de favoriser un climat propice au dialogue. Malgré quelques avancées diplomatiques, les affrontements se poursuivent sur le terrain.

De son côté, le processus de Nairobi, soutenu par la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), a privilégié le dialogue entre le gouvernement congolais et plusieurs groupes armés. Toutefois, les résultats obtenus demeurent limités face à la persistance des violences.

Plus récemment, le processus de Doha a ouvert une nouvelle phase de discussions avec l’appui de l’Union africaine et de plusieurs partenaires internationaux. Ce cadre vise à relancer les négociations entre les différentes parties prenantes afin de créer les conditions d’un retour durable à la paix.

À travers cette position commune, Moscou et Bujumbura réaffirment leur conviction que la stabilité dans l’est de la République démocratique du Congo ne pourra être rétablie que grâce à un dialogue sincère, des négociations inclusives et un engagement renforcé des mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits.

Don de Dieu Mbavu
Bongo, Stagiaire