Une nouvelle étape a été franchie dans la mise en œuvre du cessez-le-feu dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Des officiers des Forces armées de la RDC (FARDC) et de l’AFC/M23, accompagnés d’observateurs de l’Union africaine (UA) et de la Mission de l’Organisation des Nations unies en RDC (MONUSCO), se sont réunis à Goma, au siège du Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu (COVM) et du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+).

Prévu par l’accord de Doha signé le 14 octobre 2025 et rendu opérationnel à l’issue des pourparlers de Montreux en avril 2026, ce dispositif a pour mission de surveiller le respect de la trêve entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, notamment à travers des missions conjointes d’observation et de vérification sur le terrain.

L’installation effective de ce mécanisme, marquée par l’arrivée récente d’officiers des FARDC à Goma, intervient toutefois dans un contexte de méfiance persistante. Malgré les avancées diplomatiques, les deux parties continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu dans plusieurs zones de l’Est du pays, mettant à l’épreuve l’efficacité de ce nouvel outil de suivi.

Cette mise en place intervient également 24 heures après l’expiration de l’ultimatum lancé par les États-Unis au Rwanda pour le retrait de ses troupes présumées du territoire congolais.

Zéphyrin Amboka Pengume