Une série de drames secoue la localité minière de Rubaya, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
En quarante jours, plus de 600 personnes ont perdu la vie dans des éboulements survenus sur des sites d’exploitation artisanale de coltan, selon le gouvernement congolais.
Dans un message publié lundi 16 mars sur le réseau social X, Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du Gouvernement, a dénoncé une situation «extrêmement grave», qu’il relie à l’exploitation illégale des ressources naturelles dans une zone en proie au conflit.
Les autorités congolaises affirment que ces activités minières se déroulent dans une zone sous influence du Mouvement du 23 mars (M23), un groupe rebelle que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda.
«En quarante jours, plus de 600 compatriotes ont péri à la suite d’éboulements provoqués par une exploitation sauvage du coltan», a déclaré le porte-parole du Gouvernement.
Selon lui, les opérations minières se poursuivent malgré les risques accrus liés à la saison des pluies dans cette région montagneuse du Nord-Kivu, augmentant considérablement les dangers pour les travailleurs artisanaux.
Face à l’ampleur de la tragédie, le gouvernement annonce des mesures judiciaires pour remonter la filière de commercialisation de ce minerai stratégique, largement utilisé dans l’industrie électronique.
Kinshasa affirme travailler avec les ministères de la Justice et des Mines afin d’identifier les acheteurs de ce coltan issu d’une exploitation illégale et d’engager des poursuites.
Pour les autorités congolaises, ces drames illustrent la dimension économique du conflit dans l’est du pays, où l’exploitation illicite des ressources naturelles continue d’alimenter l’insécurité et la violence armée.
Don de Dieu Mbavu
