La dégradation rapide des routes à Kinshasa, parfois avant même leur mise en service, ainsi que la présumée dilapidation des fonds publics, suscitent une vive inquiétude. Dans un rapport publié lundi 23 mars 2026, le coordonnateur de la Société civile patriotique dresse un tableau alarmant de la situation à l’échelle de la capitale, tout en pointant du doigt la responsabilité directe de la direction générale de l’OVD.

Dans ce rapport consulté par 24 News Agency, le coordonnateur de la Société civile patriotique, Joseph-Gode Kayembe, réclame une réorganisation complète des entreprises publiques responsables de ce qu’il qualifie de « désastres ».

« Nos experts, déployés sur le terrain pendant 45 jours, ont révélé que l’Office des voiries et drainage (OVD) fait usage de matériaux de mauvaise qualité dans la construction des routes, ainsi que l’absence de respect des normes, sans parler de la lenteur structurelle dans la mise en œuvre des ouvrages d’intérêt public, notamment les routes financées par le chef de l’État, Félix Tshisekedi », indique le rapport.

Face à l’état alarmant des routes de Kinshasa, notamment à Ngiri-Ngiri, poursuit-il, la Société civile patriotique, qui ne cesse de tirer la sonnette d’alarme et de réclamer une refonte totale des entreprises publiques défaillantes, affirme que « l’OVD continue malheureusement de travailler à contre-courant, malgré la volonté manifeste et affichée des décideurs publics ».

La Société civile patriotique exprime ainsi toute son indignation à l’issue du constat fait sur plusieurs axes routiers d’intérêt public, pourtant financés par le gouvernement central, mais qui se dégradent avant même d’être pleinement opérationnels.

« La situation est particulièrement critique dans les communes de Ngiri-Ngiri, Bumbu et Selembao », précise le rapport.

Selon la Société civile patriotique, le problème réside dans le non-respect des normes de voirie et l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité, l’Office des voiries et drainage étant pointé comme principal responsable.

« Il est temps que les autorités compétentes usent de leurs prérogatives afin de réorganiser ces structures et de garantir la qualité des infrastructures publiques ».

Une mise en garde qui interpelle par ailleurs les décideurs et met en lumière la nécessité d’un changement profond dans la gestion des entreprises publiques, responsables de la mauvaise utilisation des fonds publics.

Faustin Kalenga