Lorsque se dissipe la lumière du soleil vient le noir, et en ce moment à Kinshasa, à partir de 18h déjà, on observe quelque chose peu ordinaire : les stations-service bouclent leur service.

Cette situation inhabituelle est vécue dans la capitale rd-congolaise depuis le lundi 04 avril, journée très marquée par la difficulté intense des transports, fruit de la crainte de la hausse du prix des carburants.

Du Rond-point Victoire, par exemple, passant par Yolo jusqu’à Ngaba, aucune station-service n’est ouverte aux publics, situation 18h 30. Pareil pour tant d’autres communes et quartier de Kinshasa.

« Lorsqu’il commence à faire noir, les station-service ferment. Heureusement moi, je me ressource le matin. Je mets du carburant de 10 000fc tôt le matin pour que je ne fasse pas la file indienne », a déclaré un Motard.

Derrière cette manœuvre se cache une stratégie réfléchie.

« Nous cessons de vendre à ces heures là pour vous. Si nous ne le faisons pas, le carburant prendra fin avant. cette stratégie nous permet de faire durer le carburant que nous avons pendant beaucoup de jours », a expliqué un vendeur dans l’une des stations à essence de la ville.

Signalons, par ailleurs, que l’invasion russe sur l’Ukraine a entraîné des conséquences massives dans le monde, notamment la pénurie de carburant qui commence à se faire sentir aussi en RDC. D’ailleurs, ce mercredi 06 avril après réunion de quelques ministres, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya a annoncé que le prix du carburant connaîtra une petite hausse dans les heures qui suivent.

Tshokuta ben André