Suspendu par la Fédération internationale de football (FIFA) pour 5 ans pour corruption à la Confération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmed Ahmed voit ses espoirs de briguer un autre mandat s’envoler. En dehors de griefs portés contre lui, la FIFA lui a également infligé une amende de 200 000 francs suisses (185 000 euros).
Le dirigeant a été reconnu coupable «d’avoir enfreint les articles. 15 (Devoir de loyauté), 20 (Acceptation et distribution de cadeaux ou autres avantages) et 25 (Abus de pouvoir) de l’édition 2020 du Code d’éthique de la FIFA, ainsi que l’art. 28 (Détournement de fonds) de son édition 2018.» Les charges retenues contre le boss du football africain portent sur «diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l’organisation et le financement d’un pèlerinage à La Mecque (Oumra), ses accointances avec l’entreprise d’équipement sportif Tactical Steel et d’autres activités.»
À travers un communiqué officiel publié le même lundi, la CAF a fait savoir que “elle et son président prennent acte de cette décision qui met le malgache en position de ne plus pouvoir exercer ses responsabilités mais s’inquiète des conséquences sur sa réputation de cette longue période“.
L’instance faîtière du football africain a aussi confirmé qu’il “ajoute l’intérim de Constant Omari comme président de la Confédération Africaine de Football“. Président de la fédération congolaise de football association (FECOFA), Constan Omari est dans l’obligation d’assurer l’intérim à ce poste jusqu’aux prochaines élections à la présidence de la CAF.
La CAF a également précisé qu’elle maintient le calendrier de l’ensemble de ses activités et programmes. Les élections présidentielles qui désigneront le successeur de Ahmad Ahmad sont bien évidemment maintenues au 12 Mars 2021, a rappelé le communiqué. Cela signifie que le Malgache, élu en mars 2017, ne pourra pas briguer sa propre succession.
Récemment nommé président de la CAF par intérim suite au test positif d’Ahmad au coronavirus, le Congolais Constant Omari va donc voir son mandat prolongé de quelques mois. Ensuite, l’Ivoirien Jacques Anouma, le Sud-Africain Patrice Motsepe, le Mauritanien Ahmed Yahya, et le Sénégalais Augustin Senghor, tous candidats déclarés, se disputeront la succession du Malgache.
Hugues
