Plus de quatre millions de femmes et d’enfants ont déjà bénéficié de la gratuité des soins liés à la maternité en République démocratique du Congo. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, a présenté ce bilan le jeudi 1er octobre, faisant le point sur l’avancement de cette réforme voulue par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.

Selon le ministre de la Santé publique, ces plus de quatre millions de bénéficiaires constituent un bilan important pour le gouvernement, qui met en avant cette réforme sociale parmi les mesures destinées à améliorer l’accès aux soins de santé en RDC.

Présentée comme l’un des piliers de la Couverture Santé Universelle (CSU), la gratuité de la maternité vise notamment à supprimer la barrière financière qui empêchait de nombreuses femmes d’accéder aux soins avant, pendant et après l’accouchement.

D’après le bilan présenté par Roger Kamba, plus de 50 000 nouveau-nés ont également été pris en charge pour des complications graves survenues à la naissance. Une prise en charge qui, sans ce dispositif, aurait pu rester inaccessible à de nombreuses familles, en raison du coût des soins.

À travers cette politique, le gouvernement dit poursuivre trois objectifs principaux : réduire les barrières financières à l’accès aux soins, renforcer les capacités des maternités à travers le pays et permettre aux femmes, aussi bien en milieu urbain que dans les zones rurales les plus reculées, d’accéder à temps à des soins qualifiés, notamment en cas d’urgence obstétricale.

Pour les autorités congolaises, la gratuité de la maternité constitue ainsi un investissement destiné à contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, qui demeure un enjeu majeur de santé publique en République démocratique du Congo.

Lancée le 5 septembre 2023 par le président Félix-Antoine Tshisekedi à l’hôpital militaire du Camp Colonel Tshatshi, cette réforme vise à réduire les décès maternels liés à la grossesse et à l’accouchement. Elle est portée par le slogan : « La femme ne peut pas mourir en donnant la vie ».

Avec ce nouveau bilan, le gouvernement entend démontrer les avancées enregistrées depuis le lancement de la gratuité de la maternité dans le cadre de la Couverture Santé Universelle.

Zéphyrin Amboka Pengume