Lors du Conseil de sécurité des Nations Unies, le mercredi 19 février, la représentante du Secrétaire général des Nations Unies et cheffe de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), Bintou Keita, a exprimé son souhait de voir ce Conseil prendre des mesures nécessaires pour empêcher l’expansion du conflit dans la région des Grands Lacs.

« Il est impératif que ce Conseil prenne des mesures urgentes et décisives pour éviter une guerre régionale plus large », a déclaré Bintou Keita.

En outre, la représentante d’António Guterres en RDC a demandé à ce Conseil de sanctionner tous ceux qui ont commis des violations des droits de l’homme dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« J’appelle ce Conseil à demander des comptes aux auteurs de violations et d’abus des droits de l’homme en République démocratique du Congo », a-t-elle exhorté.

Cet appel de Bintou Keita constitue une alerte visant à réveiller la communauté internationale, qui reste silencieuse face aux atrocités commises dans l’Est de la RDC, notamment par l’armée rwandaise.

Il convient de souligner que de nombreuses personnes ont été tuées et que des femmes ainsi que des enfants sont victimes de violences sexuelles en raison des affrontements dans cette région. À titre illustratif, plus de 3 000 personnes ont perdu la vie et plus de 3 000 autres ont été blessées lors des combats pour la prise de la ville de Goma par les forces de défense du Rwanda.

Zéphyrin Pengume