Lors du 84e conseil des ministres présidé par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, le vendredi 20 mars, le gouvernement s’est penché sur l’insécurité grandissante à Kinshasa, marquée par une recrudescence des braquages.
Le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a présenté au conseil les décisions prises lors de la réunion sécuritaire du 14 mars, tenue avec les responsables des services de sécurité, civils et militaires. Selon le ministre, cette réunion visait à répondre de manière drastique à l’insécurité qui sévit dans la capitale.
Lors de cette réunion, les décisions suivantes ont été prises :
– Intensification des interpellations par le groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants de l’inspection provinciale de la PNC (Kinshasa) à l’encontre des auteurs de simulations d’enlèvement ;
– Multiplication des patrouilles mixtes de la PNC et des FARDC, de nuit comme de jour ;
– Convocation imminente d’une réunion institutionnelle sur le phénomène des braquages et les visites domiciliaires ;
– Organisation d’une réunion interministérielle avec la participation du ministère des Postes et Télécommunications, de l’ARPTC et des opérateurs de télécoms afin d’étudier des mesures de contrôle, notamment l’interdiction des cartes SIM préenregistrées et la réidentification des abonnés.
Cette dernière mesure est jugée salutaire pour la population : dans plusieurs cas d’enlèvement, les ravisseurs se servent de numéros qui ne leur appartiennent pas pour exiger des rançons aux familles des victimes.
Les braquages à Kinshasa sont devenus légion ; les personnes les plus ciblées sont notamment les cambistes.
Le dernier braquage ayant suscité l’indignation concerne l’assassinat, en plein jour à Yolo Sud (commune de Kalamu), d’un homme d’affaires nommé Freddy Ekofo.
Par Zéphyrin Amboka Pengume
