La situation sécuritaire demeure volatile dans l’Est de la République Démocratique du Congo, particulièrement dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri. Des groupes armés locaux et étrangers commettent des exactions sur les populations civiles, en dépit de l’état de siège décrété dans ces provinces par le Chef de l’État Congolais Félix-Antoine Tshisekedi Il y a un an.

Si à Beni et Irumu des terroristes ADF tuent, pillent et enlèvent, à Rutshuru par contre c’est le M23 qui fait la loi.

Cette situation inquiète au plus haut niveau Muhindo Mbugheki Cyrille, acteur politique et membre du parti politique Démocratie Chrétienne Fédéraliste Nyamwisi (DCF/N) dans la circonscription électorale de Butembo. Il qualifie de « moquerie » ce qui se passe à l’Est de la RDC par le fait que, d’un moment, sont les ADF qui sont poursuivis, entre-temps le M23 s’active et lorsque ces derniers sont coincés, c’est l’affaire Monusco qui surgit.

« Ils nous prennent en dérision. Quand l’étau se resserre sur les ADF, ils activent le M23. Dès que ces derniers sont coincés militairement et diplomatiquement, c’est l’affaire Monusco qui surgit de nulle part. ADF et M23 oubliés, entre-temps les premiers égorgent en paix et le second prend terrain », s’est-il exprimé via son compte Twitter.

Il faut noter que depuis une semaine, des manifestations spontanées s’observent au Nord-Kivu. Des habitants exigent le départ de la Monusco qu’ils jugent d’inefficace dans le rétablissement de la sécurité à l’Est de la République Démocratique du Congo depuis plus de 20 ans.

Gires Kasongo