La région de Beni-Ituri sous la mesure exceptionnelle de l’état de siège, fait toujours face à l’activisme des groupes armés négatifs qui commettent des exactions sur les populations civiles, des véhicules et maisons d’habitation sont brûlées depuis presqu’une décennie. Plusieurs familles ont été jetées sur la route se déplaçant vers des endroits supposés sécurisés craignant pour leur sécurité.

Navrée par cette situation, une jeune étudiante de l’Université Officielle de Semuliki implantée en ville de Beni dans la province du Nord-Kivu, vient d’adresser une lettre ouverte au Chef de l’État Congolais Félix Antoine Tshisekedi. Il s’agit de Kavira Muhongya Florence, inscrite en G3 économie.

Ce, après que sa mère ait perdu tout ses capitaux dans une récente violence des terroristes ADF à Lolwa, entité située dans le territoire de Mambasa en province de l’Ituri où au moins 15 véhicules ont été brûlés par ces assaillants le début de cette semaine.

Dans cette lettre, Kavira Muhongya Florence, lance un cri de désespoir au Chef de l’État Congolais car ne sachant plus comment la famille pourra subvenir aux besoins des enfants orphelins de Père.

« Elle n’a plus rien ma chère mère. Et nous non plus. Mes frères ne reveront peut-être plus le banc de l’école, et moi je devrais déjà oublier mon rêve d’être graduée cette année. La désolation a pris place dans nos vies et tout a sombré », lance-t-elle considérant cette perte des capitaux de sa mère comme un coup dur sur sa vie future.

Cette jeune étudiante, demande au Chef de l’État Congolais de pouvoir concentrer tous les efforts possibles afin de mettre terme à cette tragédie qui n’a que plongé le peuple congolais dans la “honte et la vulnérabilité”.

« Monsieur le Président, que feriez-vous à ma place ? que feriez-vous si votre mère, l’unique qui puisse subvenir à vos besoins, perdait tous ses capitaux durement acquis et sans espoir d’être indemnisée ou voir son bourreau être puni ? », lit-on dans cette lettre ouverte.

Il faut noter que les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont sous l’état de siège depuis maintenant une année. En dépit de cette mesure exceptionnelle du Chef de l’État, les violences rebelles ne cessent d’être enregistrées dans plusieurs agglomérations. Des voix se sont élevées pour décrier l’inefficacité de l’état de siège. Plusieurs optent pour la levée de cette mesure.

Gires Kasongo