Le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, continue de s’enfoncer dans la douleur et l’insécurité. L’organisation de défense des droits humains PROTECTION PLUS a exprimé, ce samedi 23 mai 2026, sa profonde inquiétude face à la recrudescence des violences attribuées aux rebelles des ADF dans plusieurs localités de la région.

Dans un communiqué, l’ONG-DH rapporte la découverte macabre de dix-sept corps sans vie au village Kidini, dans la cellule Mongalyema, groupement Andifele, en chefferie des Walese-Karo. Parmi les victimes figurent huit pygmées ainsi que le chef de cellule Kamate Ekiya Paluku.

Selon plusieurs sources locales, ces civils feraient partie des personnes prises en otage lors des récentes attaques meurtrières menées par les ADF dans les villages de Darsalam, Muchanga et Mutufei.

La même organisation indique également que quinze autres corps ont été retrouvés puis enterrés dans les environs du village Alima, le vendredi 22 mai. Ces victimes auraient perdu la vie lors de l’attaque sanglante perpétrée mardi dernier par les combattants ADF à Alima.

L’organisation PROTECTION PLUS souligne toutefois que ce bilan reste provisoire. Plusieurs corps seraient encore abandonnés dans certaines zones difficilement accessibles en raison de l’insécurité persistante.

Face à cette situation dramatique, cette structure condamne avec fermeté les massacres répétés visant les populations civiles et dénonce « l’abandon » des habitants de Mambasa, confrontés à la peur, aux déplacements forcés et au deuil.

Maître John Vuleveryo, coordonnateur de PROTECTION PLUS, appelle ainsi les autorités à renforcer urgemment les dispositifs sécuritaires dans le territoire de Mambasa et à lancer des opérations militaires efficaces contre les groupes armés actifs dans la région. Il plaide également pour l’organisation d’inhumations dignes et sécurisées des victimes, ainsi qu’une assistance humanitaire urgente en faveur des familles touchées et des déplacés.

Enfin, PROTECTION PLUS invite les autorités nationales, provinciales ainsi que la communauté internationale à agir concrètement afin de mettre fin aux atrocités perpétrées contre les civils en Ituri.

Gires Kasongo