Alors que les autorités, par le truchement du vice-premier ministre de l’Intérieur et de la sécurité Péter Kazadi, sont disposées d’assurer à la Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie toute la sécurité dont elle a besoin pendant la tenue des IXe jeux qui se tiendront à Kinshasa du 28 juillet au 06 août, bon nombre de congolais de la capitale pensent que Louise Mushikwabo ne sera pas la bienvenue sur le sol congolais.

Le peuple congolais connu pour son hospitalité légendaire ne voit pas de bon oeil l’arrivée de la numéro 1 de la Francophonie. Plusieurs des habitants de la capitale approchés par 24 News Agency, s’y opposent catégoriquement.

Une attitude justifiée selon ceux interviewés, par l’agression dont est victime la RDC dans sa partie Est, agression du Rwanda dont est originaire la Présidente de l’OIF.

 » Je ne pense pas que les congolais puissent accueillir avec joie la Secrétaire générale de l’OIF quand on sait que c’est son pays qui agresse la RDC via le M23″, note Junior Kussa qui se présente à nous comme professeur d’universités.

 » Si le gouvernement pouvait bien demander l’avis du peuple, vous verrez que 100% votera contre sa présence. Hélas, ce n’est pas le cas, le gouvernement obéit peut-être aux normes dictées par les relations internationale « , lance Mukuiko, étudiant à une université de la place.

 » Ce sera une manière forte d’exprimer notre désaccord, non seulement envers le Rwanda qui nous agresse, mais aussi à l’égard de l’OIF et la France qui assistent sans agir à l’agression dont nous sommes victimes », note de sa part un avocat qui a requis l’anonymat.

Pour rappel, la RDC accueille les IXè jeux de la Francophonie après le désistement du Québec qui n’a pas été en mesure d’assurer ces jeux se disant ne pas avoir le budget nécessaire. Aucun pays ne s’est pointé candidat pour combler le vide, la RDC de Félix Tshisekedi s’est porté garant et s’est lancé dans la construction des infrastructures sportives qui aux yeux de tous, est un pari gagné.

À quelques jours du lancement de ces jeux des rumeurs ont circulé selon lesquelles le ministère des affaires étrangères et la Francophonie auraient refusé d’envoyer l’invitation à la Secrétaire générale de l’OIF. Des rumeurs qui ont été contredites par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur et de la sécurité qui lors de briefing organisé par son homologue de la communication et des médias Patrick Muyaya, a confirmé que toutes les mesures sont prises pour la sécurité de Louise Mushikwabo qui doit en principe, comme à l’accoutumée, lancer ces jeux aux côtés du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi.

 

Jacques Amboka