Le 9 décembre, la République Démocratique du Congo (RDC) se retrouve sous le feu des projecteurs pour la Journée internationale de lutte contre la corruption. Cette journée, instaurée par les Nations Unies pour sensibiliser le public aux ravages de la corruption, rebelle qui chaque année est estimée aux environs de 2 600 milliards de dollars à l’économie mondiale.
En RDC, la corruption a des répercussions dramatiques sur la vie des Congolais, empêchant des avancées significatives dans des domaines vitaux comme les mines, la santé et l’éducation.
Une étude de la Banque mondiale révèle qu’entre 2013 et 2015, près de 1,3 milliard de dollars de revenus miniers n’ont pas été reversés au trésor public. En dépit de ses immenses richesses naturelles, notamment l’or, le coltan et le cuivre, la RDC se classe parmi les pays les plus corrompus au monde, selon Transparency International.
Dans son indice de perception de la corruption 2022, la RDC obtient un score de 18 sur 100, se plaçant au 168e rang sur 180 pays. Démontre l’étude.
Les conséquences sur le quotidien des Congolais varient à environ 70 % des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, et l’accès aux services de santé reste limité pour de nombreuses communautés.
Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la corruption contribue à une perte de 25 % du budget national, ce qui aurait pu financer des investissements dans l’éducation et la santé, des secteurs importants pour le développement humain.
Les mesures prises pour contrer la corruption en RDC sont souvent perçues comme inadaptées. L’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC), mise en place en 2020, peine à faire preuve d’efficacité.
Loss-Adonis Ngoyi
