La partie plaignante dans l’affaire opposant la ministre honoraire des droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, à l’administrateur principal de l’ANR, Philémon Mambabwa, a eu lieu le jeudi 12 mars à la cour militaire de Kinshasa.

Après cette audience, la partie plaignante, composée des mères de victimes (Marie-Ange Mushobekwa et Alisa Ntabaza), tout en saluant l’impartialité de la cour militaire, se plaint du fait que le prévenu continue à exercer ses fonctions, ce qui laisse présager un trafic d’influence.

Je reconnais que la Cour Militaire de Kinshasa-Gombe fait son travail avec rigueur et impartialité. Elle nous traite tous avec respect et équité. Le ministère public joue également bien son rôle. Je ne m’en plains pas.

Cependant, ma profonde inquiétude demeure : « la protection » du prévenu Philémon Mambabwa par « UNE MAIN NOIRE » ainsi que son trafic d’influence continuent à se faire sentir », a écrit Marie-Ange Mushobekwa sur son compte X.

Pour la partie plaignante, l’accusé continue à user et abuser de sa fonction pour bénéficier d’un traitement spécial. Le fait que le prévenu continue à exercer ses fonctions avec les moyens de l’État influence le personnel administratif, ce qui, selon elle, n’est pas normal.

En outre, la partie plaignante dénonce le refus des médias de participer à ces audiences par crainte pour leur sécurité.

Il est à noter que lors de cette troisième audience, le prévenu avait récusé d’être jugé par la cour militaire, estimant qu’en tant qu’administrateur principal de l’ANR (équivalent d’un général), il ne peut être jugé que par la haute cour militaire. La prochaine audience aura lieu le 19 mars.

Zéphyrin Amboka Pengume