Le Gouvernement congolais a procédé, ce samedi 9 mai 2026 à Kinshasa, au lancement officiel de l’atelier national de formation des formateurs centraux sur le narratif GENOCOST destiné aux cycles primaire et secondaire.
Cette initiative marque une étape importante dans la volonté des autorités de faire du devoir de mémoire un pilier de l’éducation nationale en République démocratique du Congo.
Organisé avec l’appui de la CIA-VAR, du Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté ainsi que du FONAREV, cet atelier stratégique vise à intégrer de manière progressive et structurée le narratif GENOCOST dans les programmes scolaires.
L’objectif est de permettre aux élèves congolais de mieux comprendre les tragédies ayant marqué l’histoire du pays, tout en développant les valeurs de patriotisme, de citoyenneté responsable, de paix et de cohésion nationale.
Pendant plusieurs jours, inspecteurs de l’enseignement, experts en pédagogie, chercheurs et formateurs réfléchiront sur les approches méthodologiques et les contenus éducatifs à mettre en place. Les travaux porteront notamment sur l’élaboration d’outils pédagogiques adaptés aux réalités socioculturelles congolaises et capables de transmettre une mémoire historique équilibrée aux jeunes générations.
Dans leurs différentes interventions, les organisateurs ont insisté sur la nécessité de préserver la mémoire nationale face aux défis de l’oubli, de la désinformation et de la fragmentation sociale. Ils ont rappelé que l’enseignement de l’histoire constitue un levier essentiel pour renforcer l’unité nationale, prévenir les violences et bâtir une conscience collective tournée vers la paix, la justice et la stabilité du pays.
À travers cette démarche, les autorités éducatives entendent également promouvoir une nouvelle culture citoyenne fondée sur la connaissance de l’histoire nationale, le respect des valeurs républicaines et l’engagement des jeunes dans la construction d’une RDC unie et résiliente.
Don de Dieu Mbavu
