Dans la commune de Lingwala à Kinshasa, le morcellement des parcelles est devenu une préoccupation majeure pour les habitants. Depuis plusieurs années, ce phénomène s’accentue sous l’effet de la pression foncière et de la forte demande en logements. Pour rentabiliser leurs terrains, de nombreux propriétaires subdivisent leurs parcelles en plusieurs petits lots destinés à la vente ou à la construction, souvent au mépris des règles d’urbanisme.

Cette pratique transforme progressivement le paysage urbain de la commune. Des parcelles autrefois spacieuses sont désormais fractionnées en plusieurs espaces où sont construites des habitations très rapprochées. Dans plusieurs quartiers, les maisons sont séparées par seulement quelques mètres, voire quelques centimètres, réduisant considérablement les espaces de circulation et les zones de dégagement.

Les conséquences se font ressentir au quotidien. Les habitants dénoncent le manque de lumière naturelle, la mauvaise circulation de l’air, la promiscuité grandissante et la perte d’intimité entre voisins. Ils estiment que cette densification excessive rend les conditions de vie de plus en plus difficiles et favorise également les problèmes de salubrité.

« Les maisons sont construites les unes contre les autres. Nous vivons dans des espaces très réduits, avec peu d’air et de lumière. Notre intimité disparaît progressivement », témoigne un habitant de Lingwala.

Au-delà du confort des ménages, cette urbanisation incontrôlée soulève des inquiétudes en matière de sécurité et d’aménagement du territoire. Le manque d’espaces libres complique parfois les déplacements, limite les accès et ne répond plus aux exigences d’un développement urbain harmonieux.

Face à cette situation, les habitants demandent aux autorités compétentes de renforcer le contrôle de la division des parcelles et de veiller au respect des normes d’urbanisme. Ils plaident pour des constructions mieux encadrées, laissant suffisamment d’espace entre les habitations afin d’assurer une meilleure circulation de l’air, un meilleur ensoleillement et un cadre de vie plus sain.

Pour les riverains, le développement de Kinshasa ne peut se faire au détriment de la qualité de vie des citoyens. Ils espèrent que des mesures concrètes seront prises afin de mettre fin au morcellement anarchique des parcelles et de préserver un environnement urbain plus équilibré pour les générations actuelles et futures.

Don de Dieu Mbavu
Isi Fortel stagiaire