Considérée comme tabou en RDC, la santé sexuelle et reproductive (SSR) recouvre un ensemble de thèmes liés à la sexualité des femmes et des hommes tels que le suivi gynécologique, la planification familiale, la contraception, l’avortement, les grossesses précoces, les infections sexuellement transmissibles, le VIH, la mortalité maternelle, les mutilations génitales féminines, les violences sexuelles etc.

Autour de cette question, la plate-forme Amour Afrique Congo sur le thème « Implication des médias dans la sensibilisation se la santé sexuelle et reproductive d’est jeunes, comment à prendre», a réuni ce lundi 28 décembre les professionnels des médias considérés comme leaders d’opinion pour porter haut ce combat dans les milieux de jeunes qui, par manque d’informations, se désorientent sur cette question.

Selon Madame Laëtitia NGWADI, activiste de droits de l’homme, les jeunes ont besoin d’une bonne information sur la SSR, les stratégies avancées dans les milieux éducatifs et sur la prévention des problèmes liés aux IST, VIH, VGB bien plus au service des santés adéquates.

A en croire la même source, 43% des jeunes sont victimes des abus sexuels d’où une bonne information s’avère indispensable sur la SSR notamment les méthodes contraceptives pour leur permettre à faire le choix sur celle utilisé. Il est également révélé que les jeunes ont besoin d’être respectés, bannir tout jugement à leur endroit besoin et d’un bon accompagnement surtout d’être compris.

S’agissant de la communauté homosexuelle victime des stigmatisations dans la société, les professionnels des médias sont appelés à sensibiliser celle-ci sur la SSR qui peut être un danger pour la minorité de jeunes si elle n’est pas prise en compte.

Présentée le 25 septembre dernier, Amour Afrique Congo est une plate-forme numérique de santé sexuelle et santé reproductive destinée aux jeunes congolais. Elle se distingue par sa stratégie de «plaisir positif».

A travers cet atelier, AAC a sensibilisé les médias sur la nécessité d’accorder plus d’espace pour les questions liées aux DSSR dès jeunes ; identifier les facteurs facilitant et limitant l’éducation sexuelle des jeunes dans les programmes audio-visuels congolais aussi les journalistes seront à même d’aborder les questions relatives aux droits de personnes de la communauté homosexuelle ( LGBTIQ+).

Yvette Ditshima

By 24news