Il s’est produit de regrettables incidents le samedi 6 décembre, alors que le président de la Coalition de la Gauche Congolaise (CGC) devait tenir un meeting au Camp Luka, à Kinshasa. La situation a dégénéré, marquée par des jets de pierres qui ont conduit à la blessure de Jean-Marc Kabund-a-Kabund.

Dans un communiqué rendu public le même jour, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a déploré ces incidents. Il a rappelé que la liberté de réunion pacifique et la liberté de manifester sont garanties par la Constitution. Toutefois, il a souligné le caractère informatif et encadré que doivent revêtir les manifestations publiques.

Réagissant à ce communiqué, Maître Simon Lifeta, vice-président de la Ligue des jeunes du parti Alliance pour le Changement (A.Ch), formation politique de Jean-Marc Kabund-a-Kabund, a insinué que la sortie médiatique du ministre constituerait, selon lui, une preuve de son implication dans ce qu’il qualifie « d’attaque ciblée ».

« L’intervention du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, à travers son communiqué rendu public le 6 décembre sur l’attaque ciblée contre l’honorable Jean-Marc Kabund-a-Kabund à Camp Luka, constitue une preuve par excellence de son implication comme auteur intellectuel des violences dont a été victime le président de la CGC », a-t-il déclaré au micro de 24News Agency.

Simon Lifeta s’est également indigné du fait que des bandits urbains, communément appelés Kuluna, aient démonté le podium prévu pour le meeting, sous le regard qu’il qualifie de complice des forces de l’ordre.

« Le crime parfait n’existe pas. Comment comprendre que la police, accompagnée des jeunes désœuvrés (Kuluna), puisse démonter le podium et disperser les militants qui s’apprêtaient à prendre part à un meeting dont les organisateurs avaient préalablement informé les autorités compétentes ? », s’est-il interrogé.

Face à cette situation, le vice-président national de la Ligue des jeunes de l’Alliance pour le Changement a annoncé son intention de déposer une plainte dans les prochains jours contre les responsables de ce qu’il qualifie d’atteinte à l’intégrité physique du président de la CGC.

« Je m’engage à déposer, dans les jours à venir, une plainte contre tous les auteurs de cet acte criminel ayant porté atteinte à l’intégrité physique de notre futur candidat président de la République en 2028 », a-t-il conclu.

 

Zéphyrin Pengume