Le gouvernement provincial de Kinshasa a rejeté, ce vendredi 12 juin, le bilan communiqué par l’opposition à l’issue du sit-in organisé dans la capitale, lequel faisait état de deux morts, de plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels.
Dans sa version des faits, l’exécutif provincial assure qu’aucun décès n’a été enregistré lors des incidents survenus en marge de cette mobilisation. Les autorités évoquent un bilan provisoire de 20 blessés légers, dont 15 policiers et 5 manifestants, ainsi que l’incendie de cinq véhicules.
Selon le gouvernement provincial, les troubles auraient été provoqués par des individus armés d’armes blanches qui auraient tenté de franchir les périmètres de sécurité établis autour du lieu de rassemblement et de s’en prendre aux forces de l’ordre.
Tout en réaffirmant son attachement aux libertés démocratiques et au droit de manifester, l’exécutif provincial insiste sur la nécessité d’exercer ces droits dans le respect de l’ordre public et des dispositions légales en vigueur.
Face aux violences enregistrées, les autorités annoncent qu’elles se réservent le droit d’engager des poursuites judiciaires afin d’identifier et de sanctionner les auteurs présumés des actes de vandalisme et des troubles à l’ordre public.
Ces déclarations mettent en lumière les profondes divergences entre les bilans avancés par l’opposition et ceux des autorités provinciales, alors que les circonstances exactes des incidents continuent de susciter interrogations et débats.
Don de Dieu Mbavu
