C’est une ville de plus de 15 millions d’habitants, une de plus grandes agglomérations du continent. Kinshasa est plongé dans une terreur qui ne dit pas son nom. Une angoisse qui se développe au jour le jour, même après l’arrestation d’un groupe des bandits à main armée, qualifiés des Kidnappers qui ont tous été condamnés de prison à vie, hormis une qui par sa collaboration avec la justice a écopée de deux ans de prison dont un an avec sursis.
La capitale de la République démocratique du Congo, enregistre au quotidien des cas d’enlèvements comme si l’on assiste à un film d’horreur. Les témoignages de ces bandits, font froid au dos quand ils évoquent comment ils exécutent leurs victimes. Si certains dans ce phénomène ont la chance de s’échapper, d’autres n’échappent pas. Ils y laissent leurs peaux et sang.
Cependant, dans cette horreur et terreur qui dominent la capitale congolaise, bien que beaucoup évoquent un phénomène dicté par le trafic d’organes humains, les autorités notamment le commandant de la ville, le général Sylvano Kasongo n’y croit pas.
» Il n’ya pas un marché de trafic d’organes humains à Kinshasa » avait-il déclaré.
Ce dernier affirme que le trafic d’organes exige une technicité spécifique pour la conservation d’organes qu’on ne trouve pas dans ces opérations ,un point que soutient aussi le ministre de communication et des médias Patrick Muyaya.
Si l’on tombe dans l’hypothèse d’un marché de trafic d’organes, ceci impliquerait plusieurs services de l’État, pas peut-être d’une manière officielle, mais des agents qui seraient dans le coup pour faire fonctionner ce marché des médecins, en passant par les autorités de sécurité notamment de la Police ou de la DGM. Une hypothèse qui bien que les rumeurs se répandent dans ce sens, soit peu plausible.
Pour certains observateurs, la terreur et horreur que vit la ville de Kinshasa pourraient relever d’un vaste complot qui laisse illustrer par l’assassinat des victimes d’une opération qualifiée de trafic d’organes humains, alors que l’objectif n’est rien d’autre que de nuire à l’image de la RDC qui accueille les Jeux de la Francophonie fin juillet début août.
À tout état de cause, c’est le moment où jamais pour le Chef de l’Etat de veiller sur ses collaborateurs qui doivent être concentrés pour venir à bout d’une situation qui peut dans ce contexte préélectorale, avoir des incidences néfastes pour le régime en place.
Jacques Amboka
