Dans un arrêt rendu ce jeudi 7 mai, la Cour constitutionnelle a ordonné la réhabilitation de Papy Mantezolo à la tête de l’Assemblée provinciale du Kongo Central. La haute juridiction a, par la même occasion, annulé toutes les procédures ayant conduit à son éviction.
Cette décision judiciaire intervient dans un contexte de fortes tensions politiques au Kongo Central, où les institutions provinciales traversent une période de turbulences depuis plusieurs mois. Le verdict de la Cour vient ainsi redistribuer les cartes sur l’échiquier politique provincial.
Avant son départ, Papy Mantezolo avait choisi de déposer sa démission le lundi 6 octobre, à quelques heures d’une séance plénière prévue pour examiner plusieurs pétitions visant son bureau. Cette initiative était perçue comme une tentative d’éviter une destitution publique.
À travers ces pétitions, certains députés provinciaux dénonçaient une gestion qu’ils estimaient opaque de l’Assemblée provinciale. Ils accusaient également l’ancien président d’exercer une influence excessive sur le gouverneur Grâce Bilolo.
Depuis plusieurs mois, les tensions opposant les soutiens et les adversaires du gouverneur Grâce Bilolo alimentent une crise institutionnelle persistante dans la province du Kongo Central. Cette situation fragilise davantage le fonctionnement normal des institutions locales.
La réhabilitation de Papy Mantezolo ouvre désormais une nouvelle étape politique dans la province. Plusieurs observateurs s’interrogent sur les conséquences de cette décision, qui pourrait soit favoriser un retour à l’accalmie, soit accentuer les divisions au sein de l’Assemblée provinciale.
Don de Dieu Mbavu
