48 heures après leur rencontre avec le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, l’Association des Professeurs de l’Université Pédagogique Nationale (APUPN) a suspendu sa grève. Une nouvelle bien reçue par les étudiants de cette institution d’enseignement universitaire.
Ces derniers ont exprimé leur satisfaction après la suspension de la grève des professeurs qui reprochaient au gouvernement central de ne pas prendre en compte leurs revendications, dont le manque à gagner de 2018-2019. Soucieux de finir le programme de l’année en cours, les étudiants étaient victimes de cette grève, certes partielle. Et pourtant, ils s’étaient acquittés de leurs obligations, entre autres le payement de la totalité des frais académiques.
Avec ce grand retard dû non seulement à la grève mais aussi à l’état d’urgence sanitaire décrété par le chef de l’Etat, l’objectif fixé pour la suite de l’année, face au nouveau rythme de dispense des cours, serait de finir le programme, et non de prioriser la compréhension des matières à enseigner.
« Tout dépendra du rythme de travail qui nous sera imposé. L’objectif n’est plus la comprehension des enseignements par les etudiants mais finir le programme tel qu’élaboré par le Ministère de tutelle », estime Jonathan Masinda, étudiant en deuxième licence en Relations internationales (L2 RI).

La grève n’étant pas totale, certains enseignants continuaient à enseigner malgré eux. Une politique saluée par les étudiants qui n’ont pas totalement chômé pendant ce temps.
« Nous saluons la politique du comité de gestion pendant cette grève. Certains cours nous ont été dispensés pendant cette période de grève », affirme Guelord Kamfumvu, Chef de promotion adjoint de première licence en Gestion Informatique.
Pour finir le programme annuel tel qu’élaboré par le ministre de l’ESU malgré ce retard, les étudiants de l’UPN sont obligés de payer la seconde tranche des frais académiques car dès le 17 septembre prochain, la «chasse à l’homme » démarrera.
Hugues Mpaka Mutwefa Breloc
