Depuis 2024, les activités scolaires sont à l’arrêt complet sur l’axe Katanga, dans la sous-division de Njiapanda, située au nord-ouest du territoire de Lubero (Nord-Kivu).
À l’origine de cette paralysie : les attaques répétées attribuées aux rebelles ADF, qui continuent de semer la terreur et d’entretenir un climat d’insécurité chronique dans la zone.
Malgré quelques tentatives sporadiques de reprise des cours, la dégradation persistante de la situation sécuritaire empêche toute réouverture effective des établissements scolaires.
Conséquence directe : plus de 3 000 élèves sont aujourd’hui privés d’accès à l’éducation.
Selon Kambale Kaghoma Burunda, sous-PROVED de la sous-division de Njiapanda, seuls les enfants issus de familles disposant de ressources financières ont pu être redéployés vers des zones relativement sûres, notamment à Vuyinga (sous-division de Lubero 1) et dans la ville de Butembo.
La grande majorité, en revanche, demeure sans aucune alternative éducative.
Une situation jugée alarmante par la société civile locale, qui met en garde contre le risque réel de voir émerger une «génération sacrifiée», privée de formation et d’avenir.
Face à cette crise, Kambale Kaghoma Burunda appelle les autorités et les services de sécurité à rétablir d’urgence l’autorité de l’État dans cette partie du territoire, condition indispensable à la reprise effective des activités scolaires dès la prochaine année académique.
Gires Kasongo
