Le festival Lubum Fest Doc a récemment clôturé sa deuxième édition à Lubumbashi, récompensant cinq réalisateurs qui ont captivé le public avec des films réalisés exclusivement avec des smartphones. Costanza Nyembo Joyce, Kaniki Kalumba Gloire, Mpoyi Mukanda Mitterrand, Mbelu Benda Ketsia, et Hans Seseyabo ont su aborder des thèmes essentiels tels que l’identité culturelle, les enjeux environnementaux et les dynamiques intergénérationnelles, démontrant ainsi la richesse et la diversité des récits congolais.

Du 3 au 13 décembre, Lubum Fest Doc a proposé une programmation en émotions et en découvertes. Initié par Fils Ngeleka, ce festival vise à promouvoir les talents locaux et à ouvrir le cinéma documentaire à un public plus large. « Nos films ne passent pas seulement un message ; ils sont une porte d’entrée vers la compréhension de notre société », affirme Ngeleka lors de la cérémonie de clôture.

Cette année, une de grandes nouveautés a été l’organisation de projections en milieu rural, atteignant des communautés souvent exclues des circuits habituels. Ceci a permis d’élargir l’audience du festival et d’engager un dialogue sur des questions sociales pertinentes. Le succès de ces projections a été salué par le public, qui a manifesté un vif intérêt pour les récits locaux et les problématiques abordées.

La cérémonie de clôture a été marquée par des applaudissements nourris et une ambiance festive.

Les lauréats ont présenté leurs films, face au public qui n’a pas hésité à poser les questions sur la réalisation d’audits fims. récompensant ces jeunes cinéastes, le festival privilégie l’importance de soutenir la création locale et d’encourager la jeunesse dans leurs aspirations artistiques.

Fils Ngeleka a affirmé son désir de préparer la troisième édition avec encore plus d’ambition. « Nous voulons continuer à découvrir de nouveaux talents et à mettre en valeur nos histoires. Les inscriptions pour l’année prochaine sont déjà ouvertes ».

Loss-Adonis NGOYI