Dans le quartier de Kasapa, la colère gronde parmi les habitants de la cellule Nehema. Selon eux, le processus d’indemnisation lié à la pollution des eaux, imputable à la société chinoise CDM, les laisse de côté. Situés à moins de vingt mètres de l’usine, ces citoyens se disent abandonnés, ignorés par un système qu’ils jugent injuste.
« Plus de 200 personnes, affectées par cette pollution, ont décidé de faire entendre leur voix ». Dans une démarche collective, avec la société civile, elles appellent l’action urgente de la société civile.
« Comment peut-on nous traiter ainsi, alors que nous souffrons directement des conséquences de cette entreprise ? » ,interpelle l’un des représentants de la communauté.
Les riverains plaident auprès du ministre des Mines pour que ce dernier suspende le processus d’indemnisation en cours, qu’ils jugent inéquitable et non représentatif de l’ampleur des dégâts causés.
La mobilisation continue, espérant que leur appel sera entendu, et que des mesures concrètes seront prises pour réparer les « injustices » qu’ils subissent au quotidien.
Loss-Adonis Ngoyi
