Selon le rapport du premier semestre 2020 publié par la division provinciale du genre famille et enfant, au total 2899 cas ont été enregistrés depuis que le Chef de l’État avait décrété l’État d’urgence sanitaire suite à la covid-19 en mars 2020.

Il ressort de ce rapport que 65 % des victimes , sont uniquement des filles . Ces données statistiques ne sont que partielles compte tenu des conditions du travail qui n’ont pas été réunies par la division provinciale du genre, peut-on lire dans ce rapport.

Par ailleurs, le rapport souligne que ces données prouvent suffisamment qu’une aide urgente doit être apportée à la femme et surtout à la jeune fille du Maniema qui sont les premières victimes de ce grand fléau de violences basées sur le genre.

Cependant, ajoute le rapport, depuis le départ des agences du système des nations unies, UNFPA et UNICEF, qui appuyaient tant soit peu la prise en charge des victimes et la division du genre dans la production des intrants et outils de collecte des données, qu’elle disponibilisait aux partenaires locaux pour un travail de qualité, le nombre de cas n’est pas clairement mentionné.
Ce qui entraîne donc des conséquences douloureuses, comme l’arrangement à l’amiable, la libre circulation de la majorité des bourreaux, auteurs et co-auteurs de ces actes odieux et ignobles, qui avilissent la femme et la jeune fille du Maniema .

Régine Kapunga chef de division provinciale de genre famille et enfant, indique que ces statistiques ont déjà été déposées au gouverneur de province, tout en formulant certaines recommandations afin de palier à la situation. Ces données concernent tous les sept territoires y compris la ville de Kindu, et ont été collectées par une trentaine de structures, renchérit – elle.

Sarah Kayeye

By 24news