L’Union sacrée de la Nation, plateforme de la majorité présidentielle, était dans les rues de Kinshasa vendredi 19 décembre pour soutenir les accords de paix en RDC, signés entre le président Félix Antoine Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame.
Initiée par André Mbata, secrétaire permanent de la majorité au pouvoir, cette marche a été marquée par une très faible mobilisation.
Au-delà du nombre très réduit de participants, les observateurs ont également noté l’absence remarquée de plusieurs figures de proue et membres du directoire du présidium de ce regroupement politique qui soutient le chef de l’État.
Parmi les grands absents figurent notamment le Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) de Modeste Bahati Lukwebo, ainsi que l’Union pour la Nation Congolaise et Alliés (UNC-A) de Vital Kamerhe.
L’absence de ces partis et regroupements politiques, considérés comme des ténors de l’Union sacrée, suscite de nombreuses interrogations.
Pourquoi ces formations politiques n’ont-elles pas pris part à cette marche ? Cette absence traduit-elle une rupture au sein de la majorité présidentielle, ou cache-t-elle un malaise plus profond ?
Les observateurs peinent à comprendre comment une plateforme revendiquant plus de 400 partis politiques n’a pas réussi à mobiliser massivement.
Cette faible affluence pousse ainsi à s’interroger sur le climat politique qui prévaut actuellement au sein de la majorité présidentielle.
À noter que le parti présidentiel, l’UDPS, à lui seul, aurait pu mobiliser davantage que ce qui a été observé lors de cette marche de l’Union sacrée ce vendredi.
Zéphyrin Pengume
